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Soutif : en mettre ou ne pas en mettre, telle est la question ?

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MAI 2018

Il y a bientôt cent ans, dans un désir de libérer la femme du carcan du corset, Eugénie Herminie Cadolle invente le premier soutien-gorge. Cette lingerie emblématique semble aujourd’hui avoir du plomb dans le bonnet.

Le no bra est tout simplement la volonté et la décision de ne plus porter de soutien-gorge. Pour défendre cette idée (révolutionnaire ?) dans la vie des dames, les adeptes présentent plusieurs avantages. Le sentiment de liberté est le premier. Fini la bretelle qui glisse, l’attache dorsale qui grattent, le push-up qui comprime, et les baleines qui gênent. Ce premier argument est à relativiser. Après un tour sur les forums et les sites vantant le no bra, la question récurrente est : comment cacher les tétons qui pointent ? Là encore, les défenseurs de cette non-habitude vestimentaire ont appris à faire avec. En clair, le regard des autres a peu d’importance. D’ailleurs, il semble que ce dernier soit plus un frein psychologique dans l’esprit des novices, qu’une contrainte réelle. Mais cette approche soulève une nouvelle interrogation, qui y a-t-il de choquant ou de malsain quand un bout de glande mammaire se distingue ?

Ce qui est certain, c’est que ce dessous qui rend visuellement les tétés plus hauts, plus fermes, et plus tenus ne renvoie pas aux belles la vision concrète de leur morphologie. Il semble que cette lingerie soit utile notamment pour la vie en société. Les femmes à très forte poitrine et les sportives sont aussi divisées sur le sujet. Certaines affirment que tout est question d’habitude, alors que d’autres trouvent le quotidien avec les seins libres trop contraignant. Le second argument des belles libérées est le maintien. Effectivement, selon l’étude préliminaire menée par Jean-Denis Rouillon, professeur du CHU de Besançon sur 130 femmes, les ligaments de Cooper responsables de la tenue de la poitrine sont plus sollicités sans soutien-gorge. Mais cette information reste à confirmer par une observation plus importante du nombre de personnes interrogé. Enlever son soutif favorise la respiration et la circulation du liquide lymphatique. Ceci est valable pour tous les vêtements un peu moins serrés. Enfin, réduire l’achat de cette lingerie est économique. Toutefois, les inconditionnelles du soutien-gorge prônent, et elles n’ont pas tort, un objet de séduction, et de féminité. Toutes les informations données dans cet article sont des pistes à approfondir selon vos envies. Le plus simple étant d’essayer !

Clotilde Hélianthe

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