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SELON UNE ÉTUDE, LES HOMMES SERAIENT PLUS SENSIBLES À LA DOULEUR

21 Janvier 2019

 

Le préjugé selon lequel les hommes seraient plus sensibles que les femmes à la douleur pourrait bien être une réalité scientifique, si l’on en croit une récente étude canadienne. 

Pour cette étude publiée ce samedi 12 janvier dans la revue Current Biology, les chercheurs de l’Université McGill et de l’Université de Toronto à Mississauga ont effectué les tests sur des souris et des humains.

STRESS ET HYPERSENSIBILITÉ

Et ils ont découvert que les hommes (et les souris mâles) gardaient un souvenir prégnant d’une douleur passée, qui provoquait un stress et une hypersensibilité lorsqu’ils revenaient sur les lieux où elle a été ressentie. En revanche, les femmes (et les souris femelles) ne semblaient éprouver aucun stress par rapport à leurs douleurs passées. 

Pour en arriver à ces résultats, 41 hommes et 38 femmes âgées de 18 à 40 ans, ainsi que des souris, ont été mobilisés. Après avoir installé les sujets dans un lieu précis , les scientifiques ont provoqué une légère douleur par application de chaleur sur l’avant-bras ou la patte arrière. Les humains devaient évaluer la douleur sur une échelle de 1 à 100, tandis que pour les souris, la rapidité selon laquelle l’animal s’éloignait tenait lieu d’échelle. 

Juste après, une douleur plus forte a été infligée aux participants, avec la pose d’un brassard de tensiomètre pour les humains et une injection de vinaigre pour les souris, provoquant des douleurs au bras ou à l’estomac. 

LA MÉMOIRE DE LA DOULEUR

Le lendemain de cette première expérience, les hommes de retour dans la même pièce ont attribué une cote plus élévée à la même douleur ressentie la veille. Ce n’était pas le cas pour ceux qui étaient dans une autre pièce, ou pour les femmes. 

«A notre avis, les souris et les hommes anticipaient la pose du brassard ou l’injection du vinaigre, et chez les sujets mâles, ce stress d’anticipation a accru la sensibilité à la douleur», a expliqué le professeur Jeffrey Mogil, l’un des auteurs de cette étude. 

Selon lui, ces résultats pourraient faire avancer la recherche sur les traitements contre la douleur chronique : «Cette étude nous autorise à penser que le souvenir de la douleur peut influer sur les sensations douloureuses. L’exploration de ce phénomène pourrait nous donner des indications utiles», a-t-il conclu. 

sOURCE / CNEWS

L'Edition Varoise

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