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Rencontre avec Frank Castellano, chef du Chœur du Sud

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MAI 2018

Les 16 et 17 juin prochains, le Chœur du Sud sera en concert avec Chiméne Badi au Zénith de Toulon. Revenons sur le parcours de ce leader qui a su en moins de dix faire de sa chorale, un véritable acteur du spectacle régional.

Édition Varoise : « D’où vient le Chœur du Sud ? »

Frank Castellano : « En 2006, j’ai ouvert le chœur, Gospel Variety Show nous étions 25. En  2012 nous avons décidé de changer de nom, Gospel Variety Show, ça faisait un peu trop américain pour une culture française. Nous avons trouvé le Chœur du Sud qui correspondait plus,  tout le monde pouvait comprendre qu’il s’agissait d’une chorale. Nous sommes français, nous avons une culture française. Nous possédons un répertoire français avec de la variété, donc voilà, c’était plus adapté. »

EV : « Mais avant ça, vous aviez déjà une expérience personnelle en tant que choriste ? »

Frank Castellano : « Oui en 1999, j’ai écrit ma première comédie musicale, qui s’appelait Petit Homme. J’avais 19 ans, on m’a demandé de faire cette comédie avec une chorale. Et c’est là où je suis rentré dans le délire.  »

EV : « Donc vous avez pris cette responsabilité, assez jeune, sans aucune formation ? »

Frank Castellano : « J’avais était choriste pendant plusieurs années. Mais entre choriste et chef de chœur, il y a un monde. Je me suis formé en autodidacte, pour présenter quelque chose qui tienne la route. Cette première comédie musicale a été le commencement d’une très belle aventure. J’étais tellement passionné, j’avais tellement envie que ça fasse boum. Et quand on a chanté le premier chant, tout le monde s’est retourné, et ça a fait le tour de la France.» 

EV : « Est-ce qu’à un moment vous avez douté ? »

Frank Castellano : « Je n’ai pas douté, parce que je l’avais dans la peau. Quand j’étais choriste, je m’imaginais diriger une chorale. Quand je voyais mon chef de chœur, je me suis identifié un peu, je me disais que si un jour je devais m’occuper d’une chorale je ferais comme lui. D’ailleurs j’ai commencé à faire comme lui, puis j’ai appris des autres chefs de chœur. Ça a juste coulé. »

EV : « Donc c’est une passion qui remonte à perpète ? »

Frank Castellano : « Un petit perpète, parce que j’ai que 38 ans. Rires. La musique qui vibre vient de l’enfance.  »

EV : « Ça apporte quoi de faire partie d’une chorale ? Que partagez-vous avec vos choristes ? »

Frank Castellano : « Je suis pour la valorisation de la personne, je suis pour l’épanouissement personnel, quel qu’il soit. Et dans le quotidien, on ne nous donne pas forcément la possibilité. Vous n’avez peut-être pas une pépite d’or dans la bouche, mais un peu de poussière. Mais venez on essaie de faire quelque chose ensemble, et on va épater les gens par notre prestation. Une chorale c’est des choristes et un chef de chœur, et c’est ça qui fait la magie. En partant du potentiel de chacun, on est en train de préparer quelque chose de génial au Zénith. »

Clotilde Hélianthe

Chœur du Sud

Pour rappel le Chœur du Sud, c’est 1600 choristes adultes, une centaine d’enfants. Les plus jeunes répètent à Draguignan, au Pradet, les adultes quant à eux se rencontrent à Draguignan, à Saint-Laurent-du-Var, La Crau, Six-Fours, Le Pradet, Rive-de-Gier dans la Loire, et Bordeaux, et bientôt Marseille.

L'Edition Varoise

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