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Plus d’un million d’amoureux en couple refusent de vivre ensemble

05
MARS 2018

Désireux de conserver leur indépendance ou déçus de la vie à deux, certains couples font le choix ne pas vivre sous le même toit. L’Institut national d’études démographiques (Ined) dresse leur portrait.

Ils sont ce qu’on appelle des couples non-cohabitants, ou des « living apart together » comme les désignent les Anglo-Saxons. Ils vivent ensemble mais séparément. Quelque 1,2 million d’amoureux ne partagent pas le même toit en France, selon l’étude La Famille à distance réalisée par l’Institut national d’études démographiques (Ined). Un chiffre difficile à obtenir.

En effet, si 3,8 millions de personnes se disent en relation amoureuse stable non-cohabitante, un petit tiers seulement se considère en couple non-cohabitant. « Quel que soit l’âge, la proportion de personnes en relation amoureuse non-cohabitante est bien supérieure à celle des personnes en couple non-cohabitant, illustrant que la notion de couple est dans l’esprit des répondants nettement plus restrictive que celle de relation amoureuse stable », analyse Arnaud Régnier-Loilier, démographe et auteur d’un chapitre consacré aux couples à distance.

Dans le détail, ces couples vivant chacun chez soi résident davantage en Île-de-France (27%) ou dans les grandes agglomérations (44%). Ce sont plus souvent des femmes, et plus souvent des cadres que des employés ou des ouvriers. « Les cadres ont moins de contraintes économiques, une plus grande aspiration à une certaine forme d’indépendance et investissent davantage dans leur carrière », ajoute Arnaud Régnier-Loilier.

 

Le spécialiste dresse trois profils de ces couples :

  1. Tout d’abord les jeunes, qui débutent leur vie amoureuse. Six non-cohabitants sur dix ont moins de 35 ans.Pour eux, la non-cohabitation « est une forme transitoire de relation conjugale », « une étape du processus de (re)mise en couple », analyse l’étude.
  2. Viennent ensuite les personnes qui débutent une nouvelle vie amoureuse. « Elles prennent le temps avant d’emménager sous le même toit si tant est qu’elles en aient envie. Après une séparation, elles n’ont pas envie de risquer leur équilibre et se montrent prudentes », poursuit le spécialiste. Quant à ceux qui ont eu des enfants d’un premier couple, ils préfèrent un « chacun chez soi » plutôt que d’imposer une situation compliquée avec un beau-père ou une belle-mère. 
  3. Enfin, dernier profil: toutes les situations particulières comme lorsque l’un des partenaires vit en institution, ou les couples qui n’ont ni le projet d’emménager, ni de projet d’enfant. Autre découverte de cette étude: la part des plus de 80 ans est plus importante chez les non-cohabitants que chez les cohabitants.

Mais globalement, lorsque les partenaires sont pacsés ou mariés, ils vivent sous le même toit. « La non-cohabitation ne s’accorde pour ainsi dire jamais avec l’officialisation de l’union ni avec la présence d’enfants du couple », poursuit l’étude.

Source : http://www.bfmtv.com

L'Edition Varoise

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