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La sexualité non simulée à travers le cinéma

03
OCTOBRE 2018
La représentation de la sexualité à travers le cinéma a évolué en fonction de la norme. Ainsi ce qui était choquant il y a quelques décennies a fait son apparition sur le grand écran. Voici une petite liste non exhaustive des films qui parlent cul ouvertement en mettant en avant certains penchants pas encore forcément entrés dans les mœurs.
Il existe des films où la sexualité n’est pas simulée, et qui ne sont pas classés comme film pornographique. Effectivement, les réalisateurs ont choisi pour des raisons esthétiques, engagées, de montrer les relations intimes. La plupart sont interdits au moins de 16 ans. Ces productions sont intéressantes, car elles bousculent les codes. Nous nous attarderons donc sur quelques unes de ces œuvres. Pour commencer, le film américain Ken Park aborde la vie des adolescents de manière assez agressive. Les personnages sont confrontés à la violence psychologique, familiale et même physique. Images choquantes et gros plans sexuels sont visibles, mais Larry Clark met clairement à mal la vision proprette d’une Amérique puritaine. Shortbus est quant à lui beaucoup plus drôle. La fiction amène à l’écran la pluralité voluptueuse dans toute sa splendeur. Cette comédie dramatique offre une évidente orientation libertine qui pousse le spectateur à réfléchir à sa place, et à son rapport aux autres. Le film de John Cameron Mitchell est sorti il y a une douzaine d’années.

En 2011, avec Shame, Steve McQueen renvoie le spectateur à la dépendance sexuelle masculine. Actuel, le drame évoque l’addiction au sexe virtuel malgré une apparente réussite sociale. Niveau accoutumance féminine, Nymphomaniac, bien que très long, mérite le détour. Avec Charlotte Gainsbourg en accro de la zigounette, Lars Von Trier marque les esprits en 2013. La souffrance du personnage est merveilleusement interprétée. Enfin, L’empire des sens, drame sulfureux, et scandaleux met en lumière toute la splendeur de l’érotisme, et du désir. Le scénariste et réalisateur Nagisa Ōshima montre la place dominante de la femme dans sa sexualité. Même si cette pulsion dévorante la conduit à commettre le pire. Pour conclure, nous vous invitons à aller voir L’amour est une fête (les scènes d’amour sont simulées) de Cédric Anger et de nous laisser votre avis !

Clotilde Hélianthe

L'Edition Varoise

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