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La libération des Femmes par le cinéma

05
MARS 2018

Elles ont marqué les esprits et les mémoires cinématographiques. Allant à l’encontre de la domination masculine sur grand écran, certains personnages féminins ont transgressé les préjugés pour imposer leur force et leur originalité, se dressant à l’égal de leurs compagnons masculins.

BRIGITTE BARDOT, Juliette Hardy dans Et Dieu créa la femme, (1956), de Roger Vadim

Le personnage de Juliette Hardy dans Et Dieu créa la femme marqua un point de rupture dans l’histoire du cinéma français. «Brigitte Bardot modifie totalement la perception du féminin qui prévalait auparavant. Par sa dimension “libre”, elle représente, au départ, une forme de libération pour les femmes du public.»

JEANNE MOREAU, Jeanne, dans Les Amants de Louis Malle  (1958)

Une jeune bourgeoise Jeanne s’ennuie. Elle rencontre un homme qui devient son amant, après une longue nuit parsemée de déambulations dans le parc de la maison. Dans la scène d’amour finale, dénudée, le plaisir physique est évident et fait scandale. Jeanne vit et suit son désir contre la morale dominante.

SUSAN SARANDON, Louise Sawyer dans Thelma et Louise (1991) de Ridley Scott

Thelma et Louise fut un des films charnière dans la bataille pour l’égalité hommes-femmes au grand écran. Sortie au cinéma en 1991, l’oeuvre de Ridley Scott projette les idées féministes du moment sur ces deux femmes aux vies bien différentes et réunies dans une même aventure. «Bien que le film soit réalisé par un homme, il met au centre de l’intrigue le thème de l’émancipation de femmes qui fuient la violence des hommes, décrypte David Honnorat. Ce road movie est une déclinaison quelque peu divergente de Bonnie and Clyde, mais qui offre la même transgression.»

UMA THURMAN , Black Mamba dans Kill Bill (2003), de Quentin Tarantino

Black Mamba dans Kill Bill a introduit au cinéma la figure de la femme super-héroïne, autodidacte, indépendante et qui à le pouvoir de se sauver elle-même, contrairement au cliché répandu dans les films de science-fiction (SF). Pour le rédacteur en chef de Vodkaster, «Luc Besson avec Leelo dans Le cinquième élément, ou plus tard dans Lucy a toujours su donner de la place aux femmes dans ses films. Mais, contrairement à Kill Bill, ces personnages féminins sont souvent réduits à l’image de ses propres fantasmes.»

50 Nuances de Grey

Ce film est la démocratisation du désir et du plaisir. Parler de sexe n’est pas chose aisée. Si Cinquante nuances de Grey a eu autant de succès, c’est aussi parce qu’il a contribué à ouvrir le dialogue sur ce thème.Qui plus est autour de pratiques dites déviantes grâce à ses touches de sado-masochisme. Il a socialement donné « le droit » de parler de sexe, d’acheter un livre érotique ou d’aller voir le film .

Source : www.20minutes.fr

Stéphanie ESPIEUSSAS –PASCA

L'Edition Varoise

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