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Images et vidéos pornos … un réel impact sur la sexualité de notre jeunesse

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JUIN 2018

Les représentations de la sexualité ont toujours existé. Toutefois, les films pornographiques tels que nous les connaissons depuis ces dernières années en sont version extrême. Un risque pour nos adolescents.

La pornographie est à la base un loisir masturbatoire pour adultes, toutefois des films de plus en plus violents, venant pour la grande majorité de plateformes gratuites, inondent le web de stéréotypes dégradants trompant sur la réalité d’un rapport amoureux. Car il est clair que les producteurs français, de films payants répondent souvent à des normes érigées de l’époque où canal + diffusait des films le samedi soir.

De plus depuis plusieurs années maintenant de films dits alternatifs généralement produits par des femmes émergent. Mais ses contenus sont payants. Le réel danger vient de ce que l’on nomme des tubes, véritables marques proposant du contenu médiocre gratuit. Prônant essentiellement des rapports imprégnés de soumission, de performances, de violence et de déconnexion sentimentale, le principal risque reste celui de croire que ces règles sont normales. Pour de plus en plus de jeunes, elles représentent un modèle à suivre, entrainant avec elle bon nombre de phénomènes allant du simple complexe sur la taille d’un membre viril, en passant par l’obligation d’une épilation intégrale, ou par l’augmentation de la prostitution en milieux scolaires. Plus un enfant ou adolescent est jeune, et plus il aura du mal à prendre du recul sur ce qu’il visionne. 

Quelques conseils pratiques permettent toutefois de prévenir les dérapages. Retardez le plus possible l’acquisition d’un smartphone avec un accès internet. Un téléphone portable classique suffit pour communiquer. Évitez les tablettes et autres écrans portatifs dans les chambres, préférez une pièce commune. Installez des logiciels de protection, mais sachez qu’ils ne représentent pas une solution fiable à 100%, la multiplication des contenus, et l’ingéniosité de l’industrie pornographique arrivent souvent à passer les filtres. Intéressez-vous à ses activités sur la toile. Non pas de manière répressive, mais vraiment par intérêt, et partagez les vôtres avec lui. Mais cette phase de surveillance doit impérativement être complétée par des échanges avec votre jeune. Les cours d’éducations sexuelle, mais surtout sentimentale s’imposent !

Bien évidemment, beaucoup de parents évoquent le droit à l’intimité de leur enfant, la loi rappelle toutefois que ces derniers ont une obligation de surveillance envers leur progéniture. Une rencontre avec un sexologue peut parfois être utile si le parent est mal à l’aise avec le sujet, mais si pendant l’enfance la communication a été fluide sur la découverte corporelle, elle devrait l’être à l’adolescence. La sensualité, les notions de désirs sont à approfondir. Il est impératif que les jeunes filles comme les jeunes garçons différencient envies personnelles et contraintes. Alors en attendant que l’état se décide de fermer des sites accessibles à tous, gardez vos ados à l’œil.. 

Clotilde Hélianthe

L'Edition Varoise

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