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Cinq astuces concrètes pour en finir avec les prises de tête

02

AVRIL 2018

Dans Celle qui a dit « Fuck« , de Anne-Sophie et Fanny Lesage, Alice, une trentenaire pleine d’autodérision, décide d’en finir avec les «prises de tête». Elle part alors à la recherche des outils à sa disposition pour être plus heureuse. Les auteures en ont testé et approuvé certains, elles nous en parlent.

Courir après la «fucking perfection». Voici ce qui pourrit la vie d’Alice, 33 ans, héroïne du livre Celle qui a dit fuck (1) de Anne-Sophie et Fanny Lesage. Après une énième journée remplie de «prises de tête», leur personnage décide de tout envoyer balader : ruminations, to-do-list à rallonge, charge mentale, culpabilisation. Son but ? Trouver les 40% de bonheur qui ne dépendent que de nous, puisque les 60 autres dépendent soit de nos gènes, soit des événements extérieurs. Cette conclusion issue d’une étude du laboratoire de psychologie positive de l’Université de Californie motive les sœurs Lesage à écrire le journal d’une année de quête du Graal.

Les astuces de celles qui disent « fuck »

Faire un «fuck-it board». 

«On a fabriqué et accroché un tableau inspirant et déculpabilisant avec des mantras comme « je m’en fous, c’est pas grave », « pas besoin d’être parfaites », des photos de nos héroïnes imparfaites, des dessins, et des preuves scientifiques que le stress est mauvais pour notre organisme», affirme Fanny Lesage.

Vider les «poubelles mentales».

« Le soir avant de se coucher, on écrit toutes les choses qui nous ont contrarié et on remercie ce qui nous a fait du bien», explique Anne-Sophie Lesage. On jette alors la note avec toutes les expériences négatives et on garde près de nous celle où l’on est reconnaissant pour tout ce qui a été positif.

Relativiser.

«Je me demande quelle place ce problème prendra dans cinq ans, et souvent cela permet de me rendre compte que ce n’est pas si important», souligne Fanny alors que face à un tracas Anne-Sophie se demande quant à elle «et au pire, qu’est-ce qu’il peut se passer ?».

Se déconnecter.

Dans le livre, Alice regarde son fil Instagram entre deux séries Netflix, et culpabilise de ne rien faire de plus intéressant. Un mot existe pour définir ce syndrome : «fear of missing out», ou la peur de rater quelque chose. Alice décide alors de se déconnecter et de profiter pleinement d’une soirée sans aller voir ce qu’il se passe chez le voisin.

Arrêter la quête de la perfection.

«Plutôt que de m’énerver d’être énervée, j’apprends à accueillir les émotions négatives et j’essaye d’accepter que je ne peux pas aller bien tout le temps.» C’est ainsi qu’Anne-Sophie dit fuck à la petite voix intérieure qui lui met la pression. Et pour preuve, comme dit Aristote, cité dans le livre, «être heureux ne signifie pas que tout est parfait ; cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections».

(1) Celle qui a dit fuck, Éditions Solar, 224 pages, 16,90 €.

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